Dakar, 19
sept (APS) - La chambre consulaire régionale (CCR) et ses
partenaires de la région de Bretagne (France) sensibilisent depuis mercredi à
Dakar et, ce pour trois jours, les directeurs et secrétaires généraux des
chambres consulaires de l’Union économique et monétaire Ouest africaine
(UEMOA), sur les réformes en direction des entreprises.
‘
’Les réformes portent sur toute la vie de l’entreprise.
Elles partent de la fiscalité qui est le problème quotidien des entreprises et
partagé au niveau de l’ensemble des espaces communautaires en passant par les
problèmes des coûts de facteurs, c'est-à-dire la disponibilité de l’énergie,
les coûts de transport, le programme économique et régional, entre autres’’, a
déclaré Iddi Ango Ibrahim, président de la chambre consulaire régional (CCR).
Le constat, a expliqué le président de la CCR, est que l’UEMOA est l’une des
zones d’intégration qui est la plus avancée sur le continent et que des choses
extraordinaires ont été faites sur le plan de l’avancée communautaire.
‘’Nous avons fait des réformes très importantes et très intéressantes, des
réformes en direction des entreprises’’, a t-il dit en présence de Mamadou
Lamine Niang, président de l’Union nationale des chambres de commerce,
d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
Mais il a relevé que ‘’beaucoup de bénéficiaires de ces réformes, en
particulier les entreprises et les opérateurs du secteur privé, ne connaissent
pas très bien les réformes qui ont été faites à leur avantage’’.
‘’Il est venu le moment de faire une pause dans l’accélération des réformes et
plutôt d’accélérer leur vulgarisation pour faciliter leurs activités, accroître
la compétitivité des entreprises’’, a-t-il plaidé.
Les partenaires français de la région de Bretagne, qui ont pris part à ce
séminaire, ont exposé leur programme de formation intitulé ‘’Talents du monde’’
d’une durée de trois mois, pour former des jeunes entrepreneurs choisis par les
différentes chambres de commerce de l’UEMOA.
‘’Ce programme est destiné à aider les jeunes entrepreneurs africains à
développer des activités et de l’emploi dans leur pays. Ils rentrent avec
beaucoup plus d’outils pour réussir leur entreprise, soit continuer à la
développer, soit la créer’’, a souligné Guillaume Dufresne, président de la Fondation
Solacroup Hebert en France.
‘’ Nous avons eu la chance d’avoir la collaboration de partenaires venant de
Bretagne, qui est l’une des régions françaises les plus dynamiques sur le plan
économique. Nous avons eu le partenariat avec les chefs d’entreprises de cette
région, qui ont accepté de recevoir trois promotions par an’’, a déclaré Iddi
Ango Ibrahimn
Il a indiqué que les bénéficiaires recevront ‘’une formation théorique
académique’’, tout en faisant ‘’une immersion dans une entreprise beaucoup plus
grande que les nôtres afin qu’ils voient les défis du fonctionnement et de
réussite de leurs projets’’.
LMD/ASG
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